Le monde du théâtre français perd l’une de ses figures les plus emblématiques. Catherine Samie s’est éteinte ce lundi 12 janvier 2026, laissant derrière elle une carrière exceptionnelle et un héritage artistique immense.

Sociétaire historique de la Comédie-Française, elle aura incarné pendant un demi-siècle l’exigence, la grâce et la fidélité au texte. L’annonce est tombée ce lundi, relayée par Le Figaro : Catherine Samie est décédée à l’âge de 92 ans. Figure incontournable de la Comédie-Française, elle y aura marqué l’histoire par 133 rôles, traversant les époques et les styles avec une constance rare. Elle avait quitté la troupe en 2007, après une ultime apparition bouleversante dans Oh les beaux jours de Beckett.
Une vocation née très tôt à Paris

Née à Paris en 1933, Catherine Samie se passionne très jeune pour le théâtre. Elle se forme d’abord au Centre d’art dramatique de la rue Blanche, avant d’intégrer le Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Elle s’y distingue dès le concours de sortie de 1956, décrochant deux seconds prix, l’un pour Tartuffe de Molière, l’autre pour une comédie de Courteline, preuve d’une polyvalence déjà affirmée.
Cinquante ans au service de la Comédie-Française
Entrée à la Comédie-Française en 1956, Catherine Samie fait ses débuts officiels sur scène en 1959 dans Le Roi, où elle interprète Marthe Bourdier. Elle deviendra sociétaire honoraire en 2007, après un demi-siècle de fidélité à la Maison de Molière. Durant ces années, elle incarne une centaine de personnages, du répertoire classique aux textes plus contemporains, toujours avec la même rigueur et une intensité saluée par ses pairs.
Une reconnaissance institutionnelle et humaine

La carrière de Catherine Samie a été couronnée de distinctions majeures. En 1997, elle reçoit un Molière d’Honneur, puis, en 2011, l’ordre national de la Légion d’honneur. Ses contemporaines lui rendent un hommage appuyé. Catherine Hiegel évoque une femme « d’une beauté incroyable et d’un charme fou », tandis que Muriel Mayette salue « une grande figure au style unique », rappelant aussi le lien fusionnel qui l’unissait à sa fille.
Céline Samie, l’héritière d’un nom et d’un art
La disparition de Catherine Samie ramène naturellement à Céline Samie, sa fille, elle-même comédienne reconnue. Formée au Conservatoire de Paris, elle rejoint la Comédie-Française en 1991 et devient sociétaire en 2004. Entre théâtre, cinéma et télévision, Céline Samie a su tracer son propre chemin, tout en assumant avec élégance l’héritage maternel, notamment dans des films comme Sur mes lèvres ou Mauvaise fille.










