Au-delà des rayons : d’autres cardiotoxicités possibles
Certaines thérapeutiques ciblant HER2 ou les anthracyclines peuvent transitoirement diminuer la fraction d’éjection, voire déclencher une insuffisance cardiaque. Dans bien des cas, l’arrêt/ajustement du protocole et l’introduction d’un traitement cardio-protecteur restaurent la fonction. Repérer tôt une chute de FEVG change la trajectoire : on adapte, on prévient, on poursuit.
Ce que recommande une filière cardio-oncologie
Pour les patientes irradiées à gauche :
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Bilan basal (TA, profil lipidique, glycémie, tabac, IMC, ECG ± écho) avant ou tôt après traitement.
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Échocardiographie à intervalles (p. ex. 6–12 mois si facteurs de risque, puis espacements) et surveillance des symptômes (dyspnée d’effort, douleur thoracique, palpitations).
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Contrôle agressif des facteurs de risque : arrêt du tabac, LDL-c bas, tension < 130/80, activité physique régulière. La prévention cardiovasculaire est un adjuvant thérapeutique.
L’initiative française BACCARAT : mesurer pour mieux prédire
La Fédération Française de Cardiologie, avec l’équipe INSERM du Dr Sophie Jacob (Toulouse), suit une cohorte : bilan cardiaque avant radiothérapie, puis à 6 et 24 mois, avec dosimétrie précise des zones cardiaques. Objectif : modéliser un risque individuel de dysfonction et adapter le suivi. De la dose au pronostic : la personnalisation entre dans le dur.
