La gauche dénonce une volonté de contrôle politique
Lors de la séance à l’Assemblée, le député socialiste Emmanuel Grégoire n’a pas mâché ses mots, rappelant les propos polémiques de la ministre envers la presse. Il l’a accusée de mépriser l’audiovisuel public, de chercher à le centraliser pour mieux le contrôler, et d’agir davantage par ressentiment que par vision politique.
« Accuser des journalistes d’avoir payé des témoins, qualifier France Inter de repère de CSP+, ce n’est pas une politique culturelle, c’est une vendetta », a-t-il dénoncé. Un discours tranchant qui illustre la défiance d’une partie de l’opposition envers la stratégie de Dati, perçue comme autoritaire et clivante.
Une réforme en sursis, un débat toujours vif
Le texte rejeté à l’Assemblée devra désormais retourner en deuxième lecture au Sénat, mais sa survie paraît compromise dans l’immédiat. Entre les accusations de règlement de comptes personnels, les crispations politiques et les tensions médiatiques, la ministre se trouve affaiblie, bien que toujours décidée à défendre sa vision d’un audiovisuel « modernisé ».

