Interrogée sur Franceinfo, la ministre de la Santé a tenu à rassurer : « Les assurés les plus vulnérables ne seront pas concernés par cette mesure. »
Cette décision s’inscrit dans un effort de redressement budgétaire. L’objectif du gouvernement est de réduire le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d’euros en 2026, contre 23 milliards cette année.
Des dépenses de santé sous haute surveillance

Les dépenses de santé continuent de croître à un rythme soutenu, avec une hausse annuelle moyenne de 4 %. Pour 2026, le PLFSS fixe un objectif national de dépenses à 270,4 milliards d’euros, soit une progression contenue de 1,6 %.
Parmi les mesures envisagées pour freiner cette inflation, l’exécutif souhaite limiter la durée du premier arrêt de travail prescrit par les médecins.
« Par principe, il sera plafonné à quinze jours en médecine de ville et à un mois à l’hôpital », précise le texte.
Cependant, les praticiens pourront dépasser ce seuil en fonction de la situation médicale du patient, à condition d’en justifier la nécessité sur l’ordonnance.
Cette décision vise à endiguer la hausse constante du coût des indemnités journalières, qui pèsent de plus en plus lourd dans les comptes de l’Assurance-maladie.
