La métaphore est évocatrice : un Himalaya budgétaire, composé d’obstacles à franchir un à un. Un député du bloc central parle déjà du « mur du budget », soulignant le risque d’impopularité à mesure que les arbitrages se préciseront. « Il faut assumer qu’il y aura des mécontents, sinon on ne fait rien », admet-il.
Un modèle social sous la loupe

Le financement de la protection sociale figure en tête des réflexions. Emmanuel Macron avait déjà lancé le débat sur TF1 en évoquant la TVA sociale. François Bayrou, sans se prononcer clairement sur cette mesure, affirme être « favorable à un financement différent » de notre système. Il regrette que « le travail ne soit pas suffisamment récompensé » en France, une formule qui pourrait annoncer une réforme des cotisations.
Sur la question de la TVA en particulier, il botte en touche : ce sont aux partenaires sociaux de s’en saisir, selon lui. Une manière de partager la responsabilité d’une réforme potentiellement explosive, en la renvoyant au dialogue social.
Une opposition déjà vent debout
Sans surprise, cette perspective a immédiatement déclenché la colère des oppositions. La France insoumise, par la voix de Manuel Bompard, a dénoncé une mesure « totalement inacceptable », dénonçant une injustice fiscale. Le Rassemblement national s’est également opposé à ce qu’il perçoit comme une future hausse d’impôts.
Le terrain est donc déjà miné, et les tensions sociales pourraient s’exacerber à mesure que les pistes se concrétisent.
