Être Première dame, c’est accepter une exposition permanente où la moindre parole peut devenir affaire d’État.

Brigitte Macron en a récemment fait l’expérience, après des propos tenus en coulisses d’un spectacle et captés par une vidéo devenue virale. Une séquence qui a relancé le débat sur la frontière entre sphère privée et responsabilité publique.
Depuis son arrivée à l’Élysée aux côtés d’Emmanuel Macron, Brigitte Macron sait que chacun de ses gestes est observé. La moindre maladresse est amplifiée, disséquée, commentée. En décembre dernier, des propos jugés virulents à l’encontre de militantes féministes ont ainsi provoqué une vague de réactions, installant l’épouse du chef de l’État au cœur d’une polémique persistante.
Une vidéo devenue virale

La scène se déroule dans les coulisses d’un spectacle de Ary Abittan. Brigitte Macron y lâche une phrase choc, filmée à son insu, visant des militantes venues perturber la représentation. La diffusion rapide de la vidéo sur les réseaux sociaux a transformé un échange privé en affaire publique, suscitant indignation et incompréhension. L’humoriste, rappelons-le, avait été accusé de viol par une ancienne compagne avant d’être déclaré non coupable en janvier 2025, un contexte explosif qui a nourri la controverse.
Des réactions politiques inattendues
Face à l’ampleur de la polémique, les prises de position se sont multipliées. À la surprise générale, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a choisi de ne pas accabler la Première dame. Une défense jugée inattendue, compte tenu des clivages politiques habituels, mais assumée par le responsable politique.
Jordan Bardella s’explique à la télévision

Invité le 13 décembre dans l’émission Quelle époque !, Jordan Bardella a été interrogé par Léa Salamé sur cette affaire. Il a reconnu le caractère « malheureux » de la séquence, qualifiant les propos de Brigitte Macron de « virulents », tout en soulignant qu’ils avaient été tenus dans un cadre qu’il estime privé. Pour lui, la diffusion de la vidéo pose aussi question, au même titre que l’interruption du spectacle, qu’il a vivement déplorée au nom de la liberté culturelle.
La réponse de Brigitte Macron
Quelques jours plus tard, Brigitte Macron a pris la parole dans une interview accordée au média Brut. Elle a exprimé des regrets à l’égard des femmes qui auraient pu se sentir blessées, tout en rappelant que ses propos n’étaient pas destinés à être rendus publics. Une mise au point destinée à calmer les esprits, sans pour autant renier totalement ses paroles.










