La plainte vise une atteinte à l’honneur, à la vie privée et à la réputation, trois fondements du droit de la personnalité, qui pourraient donner lieu à un procès retentissant impliquant des questions sensibles : jusqu’où peut aller la liberté d’expression lorsqu’elle sert à propager une rumeur mensongère ?
Une précédente tentative judiciaire… avortée en France

Cette offensive internationale survient quelques mois après une première action en justice engagée par Brigitte Macron sur le territoire français, restée sans effet. En août 2024, la Première dame avait porté plainte pour cyberharcèlement contre quatre personnes, dont Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, figure polémique sur les réseaux.
Les propos visés concernaient directement le genre de Brigitte Macron, sa sexualité et son écart d’âge avec le président. Mais le tribunal a relaxé l’ensemble des prévenus, estimant qu’ils agissaient dans un cadre de bonne foi, sans volonté malveillante clairement démontrée. Un revers cuisant pour la Première dame, qui n’a pas caché sa déception.
Cette décision, très commentée, a sans doute motivé la stratégie actuelle : franchir les frontières pour obtenir justice là où le droit américain pourrait être plus réceptif à la notion de diffamation publique.
Une volonté affirmée de défendre l’intégrité personnelle

