Cette offensive internationale survient quelques mois après une première action en justice engagée par Brigitte Macron sur le territoire français, restée sans effet. En août 2024, la Première dame avait porté plainte pour cyberharcèlement contre quatre personnes, dont Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, figure polémique sur les réseaux.
Les propos visés concernaient directement le genre de Brigitte Macron, sa sexualité et son écart d’âge avec le président. Mais le tribunal a relaxé l’ensemble des prévenus, estimant qu’ils agissaient dans un cadre de bonne foi, sans volonté malveillante clairement démontrée. Un revers cuisant pour la Première dame, qui n’a pas caché sa déception.
Cette décision, très commentée, a sans doute motivé la stratégie actuelle : franchir les frontières pour obtenir justice là où le droit américain pourrait être plus réceptif à la notion de diffamation publique.
Une volonté affirmée de défendre l’intégrité personnelle

Derrière cette démarche judiciaire, il y a la volonté ferme du couple présidentiel de refuser la banalisation de la calomnie. Brigitte Macron, qui a déjà confié à plusieurs reprises son désarroi face à la persistance de cette rumeur, estime que l’atteinte n’est plus supportable. Selon son entourage, les attaques récurrentes sur son identité ont un impact psychologique profond, alimentant un climat de haine décomplexée sur les réseaux.
Emmanuel Macron, de son côté, soutient pleinement cette initiative, qui va au-delà de la seule défense de son épouse. Il s’agit aussi, pour le chef de l’État, de défendre une certaine idée de la vérité, de la dignité publique et du respect en démocratie. « Ce n’est pas une affaire personnelle, mais un enjeu républicain », confie un proche de l’Élysée.
Une riposte symbolique contre la désinformation transnationale
À travers cette plainte, le couple Macron entend aussi dénoncer un phénomène mondial : la propagation incontrôlée des rumeurs à l’ère numérique, souvent utilisée comme arme politique. Candace Owens, en mêlant théorie du complot et discours conservateur radical, représente ce danger de la désinformation mondialisée, où les mensonges peuvent traverser les continents et miner les institutions.
