Le plus étonnant, c’est que Booder revient de très loin. Avant de faire rire la France, il a passé les six premières années de sa vie à l’hôpital.
Né en 1978 dans un village marocain, l’enfant souffre immédiatement de graves difficultés respiratoires, de bronchiolites à répétition, et d’un asthme violent.
Le verdict du médecin tombe : « Cet enfant ne passera pas l’hiver ».
Son père, installé en France pour travailler, organise alors son transfert vers l’hôpital Necker, spécialisé dans les pathologies infantiles.
Booder y resteras six ans.
Ce qu’il en retient, ce sont surtout :
« Les visites de mon père, épuisé par le travail, mais qui venait me voir tous les soirs », et la douleur de l’éloignement maternel, vécu comme un déchirement.
