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10 juillet 2026

Blois : des tracteurs débarquent devant la permanence EELV après la polémique Sandrine Rousseau

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En quelques heures, les propos de Sandrine Rousseau sur la rentabilité agricole ont cristallisé la colère d’un monde rural en quête de reconnaissance. Retour sur une polémique qui dépasse le simple champ lexical. Le vendredi 18 juillet, la colère agricole s’est exprimée en klaxons et en moteurs. Plusieurs tracteurs se sont rassemblés devant la permanence des Écologistes à Blois, répondant à l’appel de Coordination Rurale. En ligne de mire : Sandrine Rousseau, députée écologiste, dont la déclaration explosive — « je n’en ai rien à péter de la rentabilité des agriculteurs » — a mis le feu aux poudres. L’appel à manifester, largement relayé sur X, revendiquait la dignité paysanne : « Nous ne sommes pas des dealers, et notre argent n’est pas sale. »

Une tentative d’explication mal reçue

Face à la déferlante de critiques, Sandrine Rousseau a tenté de s’expliquer, sans vraiment convaincre. Sur le réseau Bluesky, elle a distingué la rentabilité du revenu, fustigeant une logique économique qui pousse à l’industrialisation, au détriment des agriculteurs et de la santé publique. Elle a plaidé pour une « socialisation partielle du revenu agricole », qui garantirait aux paysans une sécurité financière. Mais pour ses opposants, ces justifications sont arrivées trop tard, et trop théoriques.

Un secteur déjà sous pression

Ce que les propos de l’élue ont réveillé, c’est une blessure ancienne. Selon l’Insee, le revenu moyen des agriculteurs a chuté de 40 % en trente ans, et près de 18 % d’entre eux vivent désormais sous le seuil de pauvreté. Dans ce contexte, chaque mot compte. Et le monde agricole, déjà en souffrance, a reçu cette sortie comme une gifle. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, n’a pas mâché ses mots : « Nos agriculteurs méritent respect et reconnaissance, pas le mépris. »

Un front uni contre l’élue écologiste

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