Mais l’argument du folklore ne suffit pas à calmer les critiques, surtout face à un public potentiellement composé d’enfants. Plusieurs internautes évoquent une transgression des codes du spectacle vivant et une possible infraction, au-delà de la simple provocation.
Un précédent… chez Danny Brown

Cette affaire n’est pas isolée dans le monde du spectacle. Le rappeur américain Danny Brown avait déjà défrayé la chronique en 2013, lorsqu’une spectatrice lui avait pratiqué une fellation sur scène, à Minneapolis, en plein concert. L’artiste avait continué de rapper sans interruption, dans une scène devenue culte chez certains fans, et profondément choquante pour d’autres.
Là encore, la question de la responsabilité de l’artiste s’était posée : entre consentement, mise en scène, et transgression, où tracer la limite entre provocation artistique et débordement vulgaire ?
Patrick Sébastien, un provocateur hors de contrôle ?
Reste à savoir si Patrick Sébastien a lui-même orchestré cette séquence, ou s’il a été dépassé par son propre personnage. Car avec les années, son image de bon vivant transgressif semble s’être radicalisée, flirtant davantage avec la controverse qu’avec la fête. Cette fois, le clin d’œil salace a peut-être glissé vers le geste trop explicite.
Dans une époque où les artistes sont régulièrement appelés à rendre des comptes sur leur influence et leur comportement en public, le chanteur grivois devra peut-être, lui aussi, composer avec les limites imposées par la scène, la loi… et son public.
