Remplaçant temporaire de Matthieu Noël, en congé paternité, il quitte l’antenne avec un dernier billet plein d’ironie et de tendresse… mais pas sans une touche d’autodérision.
Chaque matin à 7h57, Bertrand Chameroy s’est installé dans la case stratégique et exigeante de France Inter, le temps d’un intérim qui aura duré trois semaines. Sa tâche : succéder momentanément à Matthieu Noël, devenu jeune papa. Avec son sens affûté de la formule, Chameroy a réussi à imposer son ton dans une case pourtant très codifiée. Ce jeudi 1er mai, jour de départ et jour férié, il a livré un dernier billet aussi drôle qu’émouvant : “Mon intérim matinal, pendant que Matthieu Noël réarme démographiquement la France, c’est fini.”
Une sortie marquée par le second degré

Fidèle à lui-même, le chroniqueur n’a pas résisté à quelques piques bien senties pour son au revoir. Il s’est amusé de l’absence de célébration en ce jour symbolique : “Je ne vous cache pas que j’espérais une petite surprise quand même… des remerciements, ou ne serait-ce qu’un café de la machine, mais non.” Une manière légère de souligner le caractère éphémère — et parfois ingrat — de l’intérim, même en radio. Toujours sur le ton de la blague, il ajoute : “Ainsi s’achève ma mission, un 1er mai dans l’indifférence générale puisque 3/4 des auditeurs sont en train de pioncer.”
Un attachement sincère à la station

Derrière les plaisanteries, Bertrand Chameroy laisse poindre une véritable affection pour France Inter. “Je ne sais pas si je vais manquer à France Inter, mais à moi, France Inter va manquer follement, éperdument, douloureusement.” Un adieu temporaire, mais sincère, qui traduit une belle expérience professionnelle et personnelle. Ce n’est pas la première fois que le chroniqueur se distingue par sa plume et son style mordant, mais cet exercice quotidien, à une heure aussi matinale, a su révéler une facette plus nuancée de son humour.
