Depuis mars 2025, Netflix propose un documentaire en trois volets, intitulé « De rockstar à tueur : Le cas Cantat ». Ce travail, signé Anne-Sophie Jahn, Karine Dusfour, Zoé de Bussierre et Nicolas Lartigue, revient sur la carrière fulgurante de Bertrand Cantat et sur la chute vertigineuse qui a suivi la mort de Marie Trintignant. Mais il met aussi en lumière un second drame trop longtemps ignoré : le suicide, en 2010, de Krisztina Rády, ex-compagne du chanteur, mère de ses deux enfants, et victime présumée de violences psychologiques.
Le documentaire donne la parole à des témoins forts, comme la chanteuse Lio, l’une des premières à dénoncer l’omerta médiatique autour de l’affaire. Des archives bouleversantes, des témoignages intimes, et une remise en question du traitement du féminicide par les médias de l’époque permettent de comprendre comment un « crime passionnel » a pu longtemps occulter une réalité bien plus brutale.
Un homme en retrait, mais jamais oublié

Aujourd’hui âgé de 61 ans, Bertrand Cantat mène une vie discrète, entre Bordeaux et les Landes. Depuis le suicide de Krisztina Rády, il a obtenu la garde de leurs deux enfants, Milo et Alice. Il partage désormais sa vie avec une compagne dont l’identité demeure confidentielle. Sur le plan judiciaire, il n’a plus affaire à la justice, mais son nom reste marqué d’une empreinte indélébile.
Côté artistique, il a tenté un retour avec le groupe Détroit, fondé après sa sortie de prison. Leur album Horizons, sorti en 2013, signe la fin d’un long silence. Pourtant, malgré son envie de reconstruire, chaque apparition publique, chaque projet musical, ravive les plaies d’une affaire jamais totalement refermée.
Une libération sans privilège, selon la justice

