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21 juin 2026

Bertrand Cantat : l’étonnante requête du chanteur avant sa sortie de prison

Le 1er août 2003, la France découvrait avec horreur le destin tragique de Marie Trintignant, morte sous les coups de Bertrand Cantat.

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Deux décennies plus tard, un documentaire diffusé sur Netflix ravive les mémoires et questionne notre société sur sa capacité à faire face à la violence conjugale. Le choc, lui, reste intact.

Tout a basculé dans la nuit du 26 au 27 juillet 2003, à Vilnius, en Lituanie. Un différend entre Bertrand Cantat et Marie Trintignant tourne au drame, dans la chambre d’hôtel qu’ils occupent ensemble. Le chanteur de Noir Désir frappe violemment sa compagne, la plongeant dans un coma irréversible. Rapatriée en urgence à Paris, l’actrice de 41 ans décède quelques jours plus tard, le 1er août. Ce féminicide choque le pays, d’autant plus que la notoriété des deux protagonistes donne à l’affaire un retentissement médiatique sans précédent.

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Un procès controversé et une libération sous tension

Condamné en mars 2004 par la justice lituanienne, Bertrand Cantat écope de huit ans de prison pour « coups mortels ayant entraîné la mort sans intention de la donner », une qualification qui exclut l’accusation de meurtre. Il est incarcéré à la prison de Muret, près de Toulouse. En 2007, après avoir purgé un peu plus de la moitié de sa peine, il bénéficie d’une libération conditionnelle. Ce choix judiciaire, largement débattu, suscite un tollé.

Philippe Laflaquière, magistrat chargé de l’application des peines, explique dans La Dépêche avoir reçu des menaces avant même d’avoir statué. Pourtant, il affirme que toutes les conditions légales étaient réunies : comportement exemplaire, suivi psychologique, indemnisation des victimes, appui des experts et accord du parquet. Un cadre juridique rigoureux, mais qui n’a pas suffi à apaiser l’opinion publique.

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