Le véritable déclic serait survenu en 2011, à l’occasion d’une journée de vendanges chez un vigneron de Rasteau. Benoist Gérard découvre alors la réalité du métier, mais également les principes de la biodynamie. Cette expérience l’incite à envisager sérieusement une reconversion professionnelle, bien qu’il ne possède encore aucune formation dans ce domaine.
L’ancien cuisinier se documente alors avec méthode. Il consulte des ouvrages spécialisés, regarde des vidéos et participe à des conférences afin de comprendre les sols, les cycles naturels et les différentes étapes de la vinification. Son apprentissage se poursuit également sur le terrain, avec l’accompagnement d’un vigneron expérimenté pendant plusieurs années.
Le Domaine Minoist est né de leur histoire commune
Benoist Gérard reprend progressivement la gestion de ses premières vignes à partir de 2012. Les premières cuvées voient le jour au début des années 2010, avant que le projet ne prenne officiellement le nom de Domaine Minoist. Cette appellation résulte de la contraction des prénoms Mimie et Benoist, un clin d’œil direct à l’histoire du couple.
Le nom aurait été imaginé par Mimie Mathy elle-même. Loin d’être tenue à l’écart de cette nouvelle activité, la comédienne a donc participé à la construction de son identité. Le domaine porte ainsi jusque dans son appellation la marque de leur complicité, même si la viticulture reste avant tout la passion de son époux.
Le projet s’est développé progressivement. Benoist Gérard ne s’est pas contenté des vignes entourant la maison familiale : il a repris et travaillé plusieurs parcelles présentant des sols et des orientations différents. Le Domaine Minoist couvre désormais un peu plus de deux hectares, dans le secteur de Vaison-la-Romaine.
Cette exploitation reste volontairement limitée par rapport aux grands domaines viticoles. Les vendanges sont notamment réalisées à la main et les grappes sont sélectionnées avec soin. Benoist Gérard privilégie une production artisanale, dans laquelle chaque parcelle peut donner naissance à une cuvée possédant ses propres caractéristiques.
Son expérience de cuisinier influence toujours son travail
Malgré son changement de métier, Benoist Gérard n’a pas totalement abandonné les réflexes acquis derrière les fourneaux. Pour lui, la qualité du résultat dépend avant tout de celle de la matière première. Il compare ainsi régulièrement le raisin aux produits utilisés en cuisine, estimant qu’un fruit médiocre ne peut pas permettre d’obtenir un grand vin.


