L’enseignante affirme ainsi voir disparaître une situation construite progressivement depuis son recrutement en 2022. Elle conteste surtout la possibilité pour son employeur d’imposer une restriction qu’elle considère comme portant atteinte à ses libertés personnelles.
Hadija Amajoud s’interroge notamment sur les limites que peut fixer un employeur aux manifestations des convictions personnelles d’un membre du corps enseignant. Elle estime également que la conception de la neutralité retenue par la province de Flandre-Orientale relève d’un choix politique.
La province avait déjà renforcé sa réglementation sur cette question quelques mois auparavant. Un dispositif interdisant le port du foulard aux élèves de son réseau avait également été adopté au début de l’année, inscrivant la décision concernant le personnel dans un contexte plus général de nouvelles règles sur les signes convictionnels.
Un licenciement qui pourrait constituer un précédent en Flandre
Le cas de Hadija Amajoud attire une attention particulière en raison de son parcours. Elle aurait été recrutée avec son voile, aurait exercé pendant quatre années sans évaluation professionnelle négative, puis aurait perdu son emploi après l’entrée en vigueur des nouvelles règles.
Selon les informations rapportées, son cas pourrait également avoir une portée particulière en Flandre. Hadija Amajoud serait probablement la première enseignante de la région à être explicitement licenciée en raison de son refus de retirer son voile dans le cadre d’un règlement interdisant les signes religieux visibles.
La situation met ainsi en présence deux éléments distincts : d’un côté, la volonté de la province d’appliquer une conception de la neutralité excluant certains signes convictionnels visibles, et de l’autre, la contestation de l’enseignante, qui estime que cette règle limite excessivement ses libertés.
Son licenciement intervient finalement quatre ans après son recrutement et plus de deux ans après sa nomination définitive. Le changement de règlement aura donc directement modifié les conditions dans lesquelles Hadija Amajoud pouvait continuer à exercer son métier, alors que le port de son voile avait été accepté lors de son arrivée dans l’établissement.

