
En évoquant la possibilité de structures encadrées et sécurisées, Jordan Bardella assume un discours qui mêle sécurité publique, conditions de vie et remise en cause d’un dispositif jugé inefficace par son camp.
L’idée n’est pas née d’une improvisation médiatique, mais d’une proposition formulée en début de semaine par le député RN Jean-Philippe Tanguy. Interrogé sur le sujet dans l’émission Quelle Époque !, Jordan Bardella a pris soin de préciser que ce débat ne pouvait être réduit à une simple question morale. Selon lui, il s’agit avant tout d’un enjeu concret de sécurité publique et de protection des personnes concernées, face à une réalité sociale qui perdure malgré les interdictions en vigueur.
Des lieux encadrés plutôt que la clandestinité
Jordan Bardella a défendu l’idée de structures fermées et contrôlées, estimant qu’elles offriraient des conditions bien plus sûres que celles observées aujourd’hui dans certains espaces informels. « Je pense que des lieux clos, c’est toujours mieux que des taudis dans le Bois de Boulogne », a-t-il déclaré, soulignant les risques sanitaires et sécuritaires liés à la prostitution clandestine. À ses yeux, l’absence d’encadrement expose davantage les personnes à la violence, à l’exploitation et à l’insalubrité.
Le modèle des coopératives de travailleurs du sexe
La proposition défendue par le député RN repose sur la création de coopératives, gérées directement par les travailleurs et travailleuses du sexe. L’objectif affiché est de limiter les phénomènes d’exploitation tout en reconnaissant l’existence d’une activité qui, selon ses promoteurs, ne disparaît pas sous l’effet des interdictions. Jordan Bardella a insisté sur le fait que ces lieux « sécurisés » permettraient un meilleur suivi sanitaire, des conditions de travail plus dignes et une réduction des risques liés à l’exercice dans la rue ou dans des logements précaires.

