Une remise en cause de la loi de 2016
Cette position marque une rupture nette avec le cadre légal actuel, notamment la loi de 2016 qui pénalise les clients de services sexuels. Pour le président du RN, cette législation n’a pas produit les effets attendus. Il dénonce une forme « d’hypocrisie » autour d’un sujet que la société préfère, selon lui, ignorer plutôt que réguler. « On ne peut pas dire que le bilan ait été extrêmement positif », a-t-il affirmé, estimant que la répression n’a fait que déplacer le problème sans améliorer la situation des personnes concernées.
Sécurité, santé et conditions de vie au cœur du raisonnement
Jordan Bardella insiste sur une approche pragmatique, affirmant qu’il ne s’agit pas de rouvrir des maisons closes au sens historique du terme. Il plaide plutôt pour une réflexion globale sur l’encadrement légal et social d’un secteur existant de fait. À ses yeux, mieux vaut des structures surveillées et réglementées que des pratiques reléguées dans l’ombre, avec tous les dangers que cela implique pour la santé et la sécurité.
Un débat sociétal profondément clivant

La question de la régulation du travail du sexe demeure extrêmement sensible, tant sur le plan politique qu’associatif. Les positions divergent fortement entre ceux qui défendent une approche abolitionniste et ceux qui plaident pour un encadrement légal. La sortie de Jordan Bardella s’inscrit dans ce contexte tendu, où chaque prise de parole ravive des fractures idéologiques profondes, y compris au sein des partis politiques eux-mêmes.
Lors de la même interview, Jordan Bardella a également abordé la question de la fin de vie, réaffirmant son opposition à l’aide active à mourir. Il a reconnu que sa position diverge de l’opinion majoritaire telle que mesurée par certains sondages, mais assume ce décalage. Pour lui, la priorité doit aller au développement des soins palliatifs, qu’il considère comme la meilleure réponse pour accompagner la fin de vie sans chercher à l’abréger.
