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28 juillet 2026

Baisse de la natalité: quelles mesures pour parvenir à « une révolution de la politique familiale »?

Le député insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’ajouter une prestation supplémentaire, mais de fusionner les aides budgétaires actuelles — à l’exception des dispositifs liés aux modes de garde. L’objectif affiché est double : simplifier la politique familiale et la rendre plus lisible pour les ménages.

Cette réforme représenterait un surcoût estimé entre 5 et 10 milliards d’euros. Mais selon son promoteur, la politique familiale mobilise déjà environ 110 milliards d’euros par an, soit 5 % du PIB. Il s’agirait donc, selon lui, de mieux orienter la dépense publique plutôt que de l’augmenter massivement.

Logement et modes de garde : des freins majeurs

Au-delà de l’allocation, le rapport met en avant d’autres leviers. Le logement est présenté comme une variable d’ajustement directe de la natalité, certains couples renonçant à un enfant faute d’espace adapté. La mission propose ainsi la mise en place d’un prêt à taux zéro accessible à chaque naissance, notamment pour les classes moyennes.

Les modes de garde constituent un autre obstacle central. Places insuffisantes, coûts élevés, manque de personnel : autant de facteurs qui compliquent les projets parentaux. Le texte plaide pour une transformation en profondeur du secteur et une amélioration de la rotation dans le parc social pour favoriser l’accès aux logements familiaux.

Vers un congé parental unifié

Le rapport propose également une réforme ambitieuse des congés liés à la naissance. L’idée est de fusionner congé maternité, paternité et parental en un dispositif unifié et partageable entre les deux parents. Ce congé se déclinerait en deux phases : une période d’accueil d’un an, rémunérée proportionnellement au salaire, puis une phase d’accompagnement forfaitaire jusqu’à l’entrée en maternelle.

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