À droite, les lignes continuent de bouger à l’approche des échéances majeures.

Une figure importante des Républicains vient de franchir un cap en annonçant son intention de quitter le parti, sur fond de désaccords stratégiques et de critiques sévères quant à la direction politique actuelle.
Invité sur BFMTV-RMC, David Lisnard a confirmé son intention de tourner la page avec Les Républicains. Le maire de Cannes affirme vouloir officialiser sa décision directement auprès de Bruno Retailleau dans les prochaines heures, marquant ainsi une rupture nette avec la formation politique à laquelle il appartenait jusqu’ici. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein du parti.
Des critiques frontales sur la ligne politique

Dans ses déclarations, l’élu n’a pas mâché ses mots. Il dénonce un manque total de clarté et de cohérence dans les orientations du parti, pointant notamment plusieurs décisions récentes qui, selon lui, fragilisent la crédibilité de la droite. Parmi les éléments qu’il remet en cause figurent le soutien apporté à François Bayrou, l’abandon de la réforme des retraites et les ambiguïtés persistantes concernant une éventuelle participation gouvernementale.
Une contestation virulente du processus interne

La rupture s’explique aussi par les désaccords liés à la désignation du candidat pour la présidentielle de 2027. Le bureau politique de LR a récemment arrêté plusieurs modalités possibles, allant d’une primaire fermée aux adhérents à une validation directe du président du parti, Bruno Retailleau. David Lisnard rejette fermement ce dispositif, qu’il qualifie de “biaisé” et même de “truqué”, estimant qu’il ne garantit pas un choix démocratique et transparent.
Une vision différente pour l’avenir de la droite
Candidat potentiel à l’élection présidentielle, David Lisnard défend une approche radicalement différente. Il plaide pour l’organisation d’une grande primaire ouverte à l’ensemble des sensibilités de droite, incluant notamment des figures extérieures comme Eric Zemmour ou Nicolas Dupont-Aignan. Selon lui, seule une telle démarche permettrait de rassembler un électorat fragmenté et de redonner une dynamique à la droite française.










