Une cliente avait enregistré plusieurs articles, parmi lesquels quatre paquets de pâtes. Réalisant qu’elle ne pouvait pas régler l’ensemble de ses achats, elle aurait demandé à l’employée d’en retirer deux de son ticket. Stéphanie affirme avoir effectué cette annulation depuis son poste de contrôle, conformément à la demande formulée devant elle.

Pendant cette manipulation, la cliente aurait placé dans ses affaires un pot de sauce tomate vendu 85 centimes sans le scanner. Selon la salariée, cet ajout aurait été réalisé à son insu alors qu’elle surveillait simultanément son écran et les différentes caisses placées sous sa responsabilité.
Le service de sécurité a détecté l’article non enregistré avant le départ de la cliente. Celle-ci aurait alors été invitée à régulariser la somme manquante. Stéphanie a terminé son service normalement et pensait que l’incident était clos. Elle a cependant été mise à pied à titre conservatoire dès son retour au travail, deux jours plus tard.
La salariée licenciée pour faute grave

Après cette mise à pied, Stéphanie a été convoquée à un entretien préalable à une éventuelle sanction. Bouleversée par la procédure et placée en arrêt maladie par son médecin, elle ne s’est pas présentée à cet entretien, selon les déclarations qu’elle avait alors livrées à la presse.
Le 28 juillet 2016, cette employée âgée de 41 ans et mère de trois enfants a reçu une lettre lui annonçant son licenciement pour faute grave. Elle travaillait dans le magasin depuis son ouverture en 2011 et contestait l’idée d’avoir volontairement favorisé la cliente.
