Le spectre d’un retrait massif de capitaux

Du côté des économistes et acteurs de la finance, l’inquiétude monte. Plusieurs analystes anticipent un risque de retraits massifs, voire un déplacement de l’épargne vers des produits étrangers ou non fiscalisés. Un tel mouvement priverait la France d’un levier essentiel de financement interne, au moment où les déficits publics se creusent et où les ménages cherchent à protéger leur pouvoir d’achat.
Si la confiance venait à se fissurer, préviennent-ils, la structure même de l’épargne nationale pourrait en être durablement affectée. La stabilité offerte par l’assurance-vie en euros constitue pour beaucoup un amortisseur durant les périodes d’incertitude économique et d’inflation persistante. La fragiliser reviendrait, selon eux, à affaiblir un outil de cohésion sociale.
Un texte encore loin d’être définitif
Bien que voté en première lecture, l’amendement devra encore franchir l’étape du Sénat, puis d’éventuelles navettes parlementaires. Le gouvernement, prudent, n’a pas encore affiché un soutien clair, laissant entendre que des ajustements sont possibles. Certains députés eux-mêmes appellent à une rédaction plus précise, permettant de distinguer réellement les placements spéculatifs des investissements prudents mais utiles.
