Un autre bien immobilier également pointé du doigt
Le journal ne s’arrête pas là et dénonce également une sous-évaluation présumée d’un appartement parisien de 180 m², acquis en 2020. Le bien est déclaré pour un montant d’achat de 2,8 millions d’euros, mais la valeur vénale retenue dans la déclaration est, là encore, divisée par deux.
Une nouvelle fois, Bercy oppose le même argument : Éric Lombard n’en détiendrait que la moitié, ce qui justifierait, selon le ministère, la différence. Mais Le Canard Enchaîné s’étonne que la valeur estimée du bien soit si loin des prix du marché, même en tenant compte de la quote-part.
“Sacrée différence avec les prix du marché”, ironise l’hebdomadaire, sous-entendant qu’au-delà de la légalité stricte, une certaine opacité demeure dans la présentation des chiffres.
Une société de conseil familiale qui interroge

Enfin, Le Canard Enchaîné braque les projecteurs sur la société Halmahera, dirigée par l’épouse du ministre. Une entreprise qui, selon les informations du journal, n’emploie qu’une seule personne, n’a aucun client, mais dégage tout de même 6 millions d’euros de dividendes annuels.
Là encore, Bercy répond en affirmant qu’il s’agit d’une société d’investissement, dont l’activité consiste uniquement à détenir des participations, principalement au sein du groupement Greenstock. Ce dernier, affirme le ministère, fonctionne de manière autonome, sans que Halmahera ou ses actionnaires puissent influencer ses décisions.
