Six jours d’hôpital pour se remettre d’un excès de sucre
Nathan a eu de la chance : il a échappé à la chirurgie. Les médecins l’ont placé sous antibiotiques et perfusion intraveineuse pendant six jours. « Je ne pouvais rien avaler, même pas un médicament. J’étais branché à une perfusion en permanence », explique-t-il. Durant cette période, il n’a pu ni manger ni boire, son système digestif étant totalement à l’arrêt.
Un traumatisme sucré à vie
Aujourd’hui, Nathan va mieux, mais il garde un souvenir amer de cette aventure. « Rien que de voir un bonbon cola, j’ai des sueurs froides », confie-t-il. Depuis, il a totalement banni les Haribo de son alimentation. « C’est comme un traumatisme. J’en vois un, et j’ai l’impression que je vais finir aux urgences », admet-il, mi-sérieux, mi-amusé.
Son conseil ? Ne pas céder à la tentation sans réfléchir. La modération reste la clé, même pour les plaisirs sucrés les plus innocents.
Le Royaume-Uni en guerre contre le sucre
L’histoire de Nathan tombe à un moment où le gouvernement britannique multiplie les restrictions contre la malbouffe. Depuis le 1er octobre, les restaurants n’ont plus le droit d’offrir des recharges gratuites de sodas. Les promotions « deux pour un » sur les produits trop sucrés — bonbons, chips, boissons gazeuses — sont désormais interdites.
Et la lutte continue : dès janvier 2026, les publicités pour la junk food avant 21h seront bannies de la télévision, tout comme les promotions de snacks sur Internet. Une politique de santé publique assumée, visant à freiner l’obésité et les excès alimentaires.

