Suivez-nous
16 août 2026

Après 40 ans de carrière chez British Airways, elle révèle la phrase qui a tout basculé : « Tu n’es qu’un peu anxieuse… »

Publicité

« Si vous n’aimez pas travailler ici, partez », lui lance froidement son manager. Une phrase qui résonne comme un couperet pour celle qui a consacré sa vie aux nuages depuis 1983. La hôtesse expérimentée ne peut plus monter à bord. Les troubles anxieux développés pendant la pandémie Covid-19 ont transformé son métier-passion en cauchemar.

La direction de British Airways ne tergiverse pas. Après avoir relégué Jennifer à un poste au sol pendant un an, la compagnie lui signifie brutalement : remontez dans les airs ou vous êtes virée. Son responsable minimise ses troubles psychologiques, les réduisant à « un petit peu d’anxiété ». Le couperet tombe en août 2020. Licenciement immédiat.

Cette professionnelle exemplaire, qui avait grimpé au sommet de la hiérarchie en 37 ans de service, découvre alors l’ampleur du paradoxe : comment peut-on être hôtesse de l’air quand l’avion fait peur ? La question brise une carrière exemplaire et plonge Jennifer dans une dépression sévère. Son monde s’effondre à 30 000 pieds d’altitude.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

La Bataille Juridique : Quand La Justice Tranche En Faveur De L’Employée

Face à l’injustice, Jennifer Clifford refuse de baisser les bras. Épaulée par ses avocats, elle saisit le tribunal de Reading en 2022. Son combat commence : prouver que British Airways l’a discriminée à cause de son handicap psychologique.

La stratégie de la défense mise tout sur la reconnaissance des troubles anxieux comme handicap. « Jennifer souffrait de dépression et d’anxiété sévère liée à la pandémie », argumentent ses représentants. Ils démontrent que la compagnie aurait dû proposer un retour progressif au lieu d’exiger un ultimatum brutal.

British Airways campe sur ses positions. La direction invoque les impératifs de sécurité et minimise les troubles de son ancienne employée. Pour la compagnie, impossible de faire voler une hôtesse paralysée par la peur. L’argument semble imparable : qui confierait sa sécurité à quelqu’un qui tremble à l’idée de décoller ?

Mais la juge Emma Hawksworth tranche net. Le verdict tombe comme un couperet pour British Airways : licenciement abusif pour discrimination. « Jennifer avait besoin d’un retour progressif au sol avant de reprendre ses vols », statue-t-elle. La compagnie aérienne aurait dû l’accompagner pour « reconstruire sa confiance ».

Publicité
Partager sur Facebook