Mais le manager Nigel Landy fait l’erreur fatale. Il minimise les troubles de Jennifer en parlant de « juste un petit peu d’anxiété ». Ces mots maladroits scellent le sort de la compagnie. Le tribunal y voit la preuve d’une méconnaissance totale des troubles psychiques.
Les syndicats du secteur observent attentivement. Cette décision pourrait ouvrir la voie à d’autres recours. Combien d’employés souffrent en silence, craignant le licenciement ? L’industrie aérienne, déjà sous tension depuis la pandémie, découvre une nouvelle faille.
La question taraude désormais tous les DRH du secteur : où placer le curseur entre sécurité opérationnelle et accompagnement des salariés fragiles ? Le precedent Clifford vient de redéfinir les règles du jeu. L’aviation britannique retient son souffle.

Un Précédent Qui Pourrait Changer La Donne Pour Les Phobiques Au Travail
Ce souffle coupé peut désormais se transformer en espoir. La décision du tribunal de Reading résonne bien au-delà de l’aviation. Pour la première fois, un juge impose à un employeur l’obligation d’accompagner progressivement un salarié phobique vers son poste.
« Un retour progressif plus long et plus adapté », voilà ce qui manquait à Jennifer Clifford. Ces mots transforment la donne. Plus question d’abandonner les employés anxieux. Les entreprises doivent désormais proposer des aménagements raisonnables avant de licencier.
Les DRH découvrent de nouvelles responsabilités. Phobies du vide pour les couvreurs, claustrophobie chez les mineurs, peur des foules dans la grande distribution. Combien de salariés pourraient désormais revendiquer un accompagnement ? L’onde de choc traverse tous les secteurs.
