« Il pensait qu’être acteur, c’est inné, qu’on ne l’apprend pas. » Pour celui que le cinéma a érigé en icône sans formation classique, l’école de la vie valait plus que tous les cours de théâtre. Mais Anouchka, elle, voulait suivre une autre voie, plus académique. « J’ai longtemps boudé l’envie d’être actrice », ajoute-t-elle, comme pour dire que la pression du nom Delon pouvait parfois freiner plus qu’encourager.
Un choix construit à l’écart des projecteurs

Refusant de céder à l’injonction paternelle, la jeune femme choisit d’abord la discrétion et l’indépendance. « Plus on me pousse, moins je fais les choses », résume-t-elle avec franchise. Elle poursuit donc son parcours scolaire, passe son bac, se forge une personnalité… puis revient vers la scène avec maturité. Une décision murement réfléchie, loin du coup de tête.
« Je voulais vraiment apprendre ce métier », confie-t-elle. Et c’est lors d’un projet scolaire – une adaptation du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare – qu’elle comprend que cette passion ne la quittera plus. C’est à ce moment-là qu’elle demande à sa mère de l’inscrire à des cours. Mais le plus dur reste à venir : le dire à son père.
Deux années de silence… avant la révélation

