À l’approche du premier tour des élections municipales à Paris, la campagne entre dans sa phase décisive.

Alors que plusieurs candidats se disputent l’Hôtel de Ville, une question se pose déjà : que fera Anne Hidalgo après la fin de ses mandats à la tête de la capitale ? La course à la mairie de Paris se rapproche de son moment clé. À une semaine du premier tour des élections municipales, les principaux candidats multiplient les interventions médiatiques pour convaincre les électeurs.
Parmi eux figurent notamment Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, qui apparaissent comme deux figures majeures de cette campagne. Dans des entretiens accordés au journal La Tribune Dimanche, les deux responsables politiques ont chacun insisté sur la nécessité d’ouvrir une nouvelle page pour la capitale après deux mandats dirigés par Anne Hidalgo. Alors que la maire sortante s’apprête à quitter ses fonctions, l’attention se porte désormais sur la suite de son parcours.

Une ambition internationale contrariée
Au début de l’année 2025, Anne Hidalgo envisageait de poursuivre son engagement sur la scène internationale. Elle avait notamment manifesté son intérêt pour la fonction de haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, un poste stratégique basé à Genève.
Cette orientation n’était pas surprenante au regard de son implication sur les questions migratoires durant ses années à la tête de Paris. Aux côtés de son adjointe Dominique Versigny, elle avait notamment soutenu la création de “La Bulle” à La Chapelle, un dispositif d’accueil temporaire pour les personnes en situation de migration.
Entre 2016 et 2018, plus de 60 000 personnes ont été accueillies dans cette structure avant qu’elle ne devienne un centre permanent, illustrant l’importance accordée par la municipalité à ces enjeux.
Mais ce projet international n’a finalement pas abouti. En décembre dernier, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a choisi l’ancien président irakien Barham Saleh pour occuper ce poste.
Un avenir encore ouvert après la mairie

Après cette décision, l’avenir politique d’Anne Hidalgo reste encore incertain. Selon plusieurs proches, l’ancienne maire pourrait se tourner vers des projets internationaux liés à l’environnement ou aux questions de solidarité.
Durant ses années à l’Hôtel de Ville, elle s’est notamment impliquée dans les enjeux climatiques et dans la coopération entre grandes métropoles. Cette expérience pourrait désormais servir de base à un engagement dans des organisations internationales ou des initiatives transnationales.
Les revenus d’une maire de la capitale
La question de la rémunération des responsables municipaux a également été évoquée récemment. En octobre 2025, la Ville de Paris a publié un communiqué détaillant les indemnités des élus, dans un souci de transparence.
On y apprend que la maire de Paris percevait une indemnité mensuelle brute de 9 719,77 euros, soit environ 6 984 euros nets avant impôt. Après prélèvement à la source, la somme s’élevait à environ 4 901 euros par mois.
Anne Hidalgo avait elle-même relativisé ce montant lors d’un entretien accordé en 2019. Elle expliquait alors qu’il restait inférieur à la rémunération de certains hauts fonctionnaires ou de responsables politiques de grandes villes étrangères.
À titre de comparaison, le maire de Londres, Sadiq Khan, perçoit environ 170 000 livres par an, soit près de 200 000 euros.
Un patrimoine relativement modéré
Malgré cette fonction importante, Anne Hidalgo ne dispose pas d’un patrimoine particulièrement élevé. Les informations rendues publiques dans ses déclarations indiquent un patrimoine estimé à environ 575 000 euros.
Elle possède notamment une maison située dans le 15ᵉ arrondissement de Paris, acquise en 2006 avec son époux Jean-Marc Germain.
Aujourd’hui, cette propriété d’environ 118 mètres carrés est estimée à près de 1,4 million d’euros. Elle avait toutefois été achetée grâce à un emprunt important, dont une partie restait encore à rembourser plusieurs années après l’achat.
La maison comprend un rez-de-chaussée d’environ 80 mètres carrés ainsi qu’un studio indépendant situé à proximité. L’ensemble est complété par un petit jardin, un espace relativement rare dans ce quartier parisien.










