Le Conseil de Paris a pris des allures d’arène politique. Entre révélations médiatiques, accusations de dépenses fastueuses et ripostes personnelles, Anne Hidalgo et Rachida Dati ont livré un affrontement frontal.

Au-delà des invectives, c’est l’usage des fonds publics et la bataille symbolique pour Paris qui se retrouvent au centre du débat. Le 8 octobre 2025, la séance du Conseil de Paris a rapidement quitté le terrain institutionnel pour virer à la confrontation directe. Rachida Dati, engagée dans la course aux municipales, a interpellé la maire sur des dépenses révélées par la presse. L’attaque, précise et publique, visait à placer Anne Hidalgo sur la défensive en l’accusant de tolérer des frais jugés excessifs, notamment pour des dépenses de représentation attribuées à des proches collaborateurs.
La défense d’Anne Hidalgo au nom du cadre démocratique

Face aux accusations, Anne Hidalgo a répondu en invoquant le principe légal des frais de représentation. Selon elle, ces dispositifs existent pour garantir l’indépendance des élus et éviter toute dépendance à des intérêts privés. La maire a rappelé que ces dépenses sont encadrées par des règles précises, estimant qu’elles participent au bon fonctionnement de la vie démocratique plutôt qu’à un quelconque privilège personnel.
Une passe d’armes qui devient personnelle
La discussion a rapidement pris une tournure plus personnelle. Anne Hidalgo, qui a annoncé ne pas briguer un nouveau mandat en 2026, a mis en cause la situation financière de sa rivale et évoqué des démêlés judiciaires à venir. Les échanges ont dépassé le cadre budgétaire pour s’ancrer dans une confrontation d’images et de crédibilité, révélant la profondeur du contentieux entre les deux figures politiques.
Les réseaux sociaux, caisse de résonance du conflit

En dehors de l’hémicycle, la polémique s’est prolongée en ligne. Plusieurs commentateurs et responsables politiques ont relayé ou amplifié les critiques visant la gestion municipale. Les frais de représentation sont devenus le symbole d’un débat plus large sur l’utilisation de l’argent public, nourri par des prises de position parfois très tranchées.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un contexte préélectoral où chaque séquence publique prend une dimension stratégique. Rachida Dati, candidate déclarée, utilise ces révélations pour incarner une opposition ferme. Anne Hidalgo, de son côté, défend son bilan et la légitimité de ses pratiques, tout en préparant sa sortie de scène municipale.










