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15 octobre 2026

Andouille de Guémené: près de 20.000 signatures pour la sauver

Guémené et Vire, deux andouilles différentes

L’andouille de Guémené se distingue de celle de Vire (Calvados), notamment visuellement à la coupe. Elle est présentée comme un emblème de la gastronomie bretonne, au même titre que la galette-saucisse ou le kouign-amann.

Depuis 2016, des contrôles sur la peau qui font exploser les taux de HAP

La technique de fumage qui fait la particularité de l’andouille est aujourd’hui en cause. La combustion du bois dégage des molécules qui se déposent sur sa peau: les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), considérés comme potentiellement cancérigènes. L’Union européenne a durci sa réglementation autour des produits fumés.

Jusqu’en 2016, les contrôles sur l’andouille de Guémené étaient réalisés sans la peau. Ce n’est plus le cas, ce qui a fait exploser les taux de HAP mesurés.

2016
Jusqu’à cette année-là, les contrôles de l’andouille de Guémené étaient réalisés sans la peau.

Une chaussette avant le fumage, mais des ventes suspendues début septembre

Pour réduire les taux, les artisans ont trouvé une solution: enfiler une chaussette sur l’andouille avant son fumage. Les taux relevés sont pourtant encore parfois trop élevés, ce qui a contraint la Maison de l’andouille à suspendre temporairement ses ventes début septembre.

Son président, Benoît Rivalan, décrit un dilemme de goût à France 3 Bretagne: « plus les HAP sont hauts, plus le goût de l’andouille est agréable, plus les HAP sont bas, plus le goût de l’andouille est atténué ». Il doit aussi supporter le coût des analyses.

Élus et pétition: « Touche pas à mon andouille! »

Les élus de tout bord de la région demandent aux pouvoirs publics de réclamer une dérogation européenne. Le slogan « Touche pas à mon andouille! » circule sur les réseaux sociaux.

Le député du Morbihan Jean-Michel Jacques espère « des seuils dérogatoires adaptés aux spécificités de ces modes de fabrication traditionnels ». Il propose sinon un retour aux modalités d’avant 2016: « des contrôles sur le produit sans sa peau, tout en prévoyant sur l’emballage une mention explicite indiquant que celle-ci ne doit pas être consommée ».

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