La situation prend une tout autre ampleur lorsque les militaires mettent la main sur les clés d’un utilitaire appartenant au suspect. À l’intérieur du véhicule, avec l’aide d’un chien spécialisé, ils découvrent une cache dissimulée. Celle-ci renferme plusieurs sachets thermosoudés contenant près de 80 000 euros supplémentaires. Au total, plus de 86 000 euros en liquide sont saisis, une somme difficilement compatible avec un simple usage personnel.
L’enquête révèle un profil qui interroge. L’homme, allocataire du RSA, vit dans un logement social à Saint-Grégoire, en périphérie de Rennes. Face aux enquêteurs, il affirme que l’argent provient de gains réalisés grâce au bitcoin et au trading de cryptomonnaies. Une explication jugée peu crédible par le parquet, faute de preuves concrètes et de traçabilité financière.
Le témoignage accablant de sa propre mère

Un élément pèse particulièrement lourd dans le dossier : les déclarations de la mère du prévenu. Cette dernière confie aux enquêteurs être persuadée que son fils est impliqué dans un trafic de stupéfiants. Elle évoque un « mauvais chemin » qu’il lui aurait lui-même annoncé, renforçant les soupçons d’une activité illégale bien plus structurée qu’il ne le prétend.
À l’audience, le procureur de la République ne cache pas sa conviction. Selon lui, le prévenu agissait comme convoyeur de fonds pour le compte de trafiquants, chargé de transporter et de dissimuler d’importantes sommes d’argent liquide issues d’activités illicites. Le conditionnement de l’argent, la cache aménagée et le faux document d’identité constituent, selon l’accusation, un faisceau d’indices concordants.
