
En cause : un aller-retour en jet privé entre Paris et Biarritz pour un discours de moins de 30 minutes sur les énergies renouvelables. Un déplacement qui apparaît en total décalage avec le message écologique qu’il prétend porter.
Le jeudi 20 juin, François Bayrou s’est envolé à bord d’un jet privé Falcon 900 depuis la base de Villacoublay pour rejoindre Biarritz, où il était attendu pour une intervention dans le cadre des Journées nationales de la géothermie. Objectif : prononcer un discours de 27 minutes sur la transition énergétique.

Moins de trente minutes sur place, plus de deux heures dans un avion privé : le contraste fait grincer des dents, d’autant plus que ce choix de transport n’est pas neutre. Selon l’ONG Transport & Environnement, un vol en jet privé émet entre 4,5 et 14 fois plus de CO₂ qu’un vol commercial.
Les justifications de l’entourage du Premier ministre n’ont guère convaincu : on avance un impératif d’agenda et la nécessité d’être rentré à Paris pour le Conseil des ministres. Mais pour beaucoup, cela ne justifie pas un tel coût environnemental – ni budgétaire.
