
La dépression Pedro, seizième système nommé de la saison 2025-2026, doit atteindre les côtes françaises dès le mercredi 18 février. Au-delà des rafales annoncées, c’est l’état déjà saturé des sols qui concentre toutes les inquiétudes.
Ce mardi 17 février à la mi-journée, les météorologues suivent de près l’évolution d’une dépression active en formation sur l’Atlantique. Baptisée Pedro, elle s’inscrit dans la continuité d’une série de perturbations récentes, dont Nils, Marta et Oriana. Son arrivée est prévue dans la nuit de mardi à mercredi par la pointe bretonne, avant une progression rapide vers l’Est et l’Italie.
À ce stade, aucune vigilance orange pour vents violents n’est officiellement déclenchée, mais la situation est qualifiée de « limite » par les prévisionnistes. Les rafales pourraient atteindre 90 à 110 km/h sur la façade atlantique et le littoral de la Manche, avec des pointes locales à 120 km/h sur les caps exposés. À l’intérieur des terres, des valeurs comprises entre 80 et 90 km/h sont envisagées, suffisantes pour fragiliser toitures et infrastructures légères.
Des sols saturés, un facteur aggravant majeur
Si les vents sont surveillés de près, le véritable sujet d’inquiétude réside dans l’excès d’humidité accumulé ces dernières semaines. Les précipitations répétées ont rendu les sols incapables d’absorber de nouveaux cumuls. Toute pluie supplémentaire risque donc de ruisseler directement vers les cours d’eau.

