Alain Delon a souvent évoqué ses doutes quant à son rôle de père, partageant ses incertitudes dans des interviews, comme celle de 2018 pour Paris Match où il questionnait sa capacité à être un bon père et grand-père.

Ces doutes se reflètent dans ses relations houleuses avec ses fils, Anthony et Alain-Fabien, contrastant fortement avec l’affection qu’il portait à sa fille, Anouchka.
Ce clivage a créé un terrain fertile pour des tensions familiales, exacerbées par des décisions testamentaires qui ont privilégié Anouchka.
L’acteur a clairement favorisé sa fille dans son testament, lui attribuant la moitié de sa fortune, tandis que ses fils étaient relégués à la « part de réserve » légale de 25% chacun.
Cette répartition a alimenté une « guerre fratricide » qui s’est intensifiée après sa mort, révélant des fractures profondes au sein de la fratrie.

Anouchka, en plus de son rôle d’exécutrice testamentaire, gérait également les affaires de son père à travers la société Alain Delon International Distribution, renforçant sa position au cœur de l’empire Delon.
Les parcours de ses enfants témoignent de la diversité de leurs expériences et influences.
Anthony, né de l’union de Delon avec l’actrice Nathalie Delon, a connu une jeunesse tumultueuse, marquée par le divorce de ses parents et des démêlés avec la justice avant de se tourner vers le cinéma et la mode.

Alain-Fabien, de son côté, a également eu des débuts difficiles, avec des incidents lors de sa jeunesse qui l’ont mené à partager son mal-être dans un livre autobiographique.
Les dernières volontés d’Alain Delon et les dispositions prises pour sa sépulture à Douchy, où il souhaitait être enterré à côté de ses chiens, symbolisent son désir de contrôle sur son héritage et sa mémoire, même au-delà de sa vie.
Cela inclut la volonté exprimée de garder sa sépulture hors de la Suisse, malgré les arguments fiscaux avancés par Anouchka, qui soutenait des raisons médicales pour son rapatriement.