Dans une entrevue accordée à Gala, Anouchka Delon a accepté de revenir publiquement sur ces moments. Elle y raconte son adieu, la main de son père dans la sienne, et le regard bouleversant du chien Loubo, resté à ses côtés jusqu’au bout. “Quand mon père est parti, je suis allée voir Loubo, je lui ai parlé et j’ai vu dans son regard qu’il avait tout compris”, confie-t-elle avec émotion.
Deux jours avant la disparition d’Alain Delon, l’animal refusait déjà d’entrer dans la maison. Et le jour même, il ne voulait plus franchir la porte. Comme si, instinctivement, il pressentait que son maître s’apprêtait à quitter ce monde.
Une fin silencieuse pour une légende
Ce récit posthume bouleverse par sa sincérité, son intimité, sa gravité douce. Alain Delon, si souvent critiqué, idolâtré, controversé, aura quitté la vie comme il l’a menée : en acteur principal de son destin, dans un mélange d’élégance, de mélancolie et de solitude assumée.
Loin du tumulte, il s’est éteint dans la chaleur d’une étreinte filiale, entouré non pas de caméras, mais d’êtres choisis : sa fille, son chat, son chien. Un adieu en huis clos, à l’image de l’homme qu’il fut. Et grâce à ce livre, les lecteurs accèdent à une vérité plus intime, plus humaine, de celui que beaucoup n’ont vu qu’à travers l’écran.
