Dans cette hypothèse, le taux de réversion serait associé à un coefficient calculé en fonction du rapport entre la durée du mariage et la durée totale d’assurance du conjoint décédé.
Ce dispositif aurait pour conséquence de faire varier davantage les montants selon la durée de la vie conjugale. Une personne mariée pendant une période relativement courte pourrait ainsi recevoir une pension moins élevée que dans le système actuel.
En présence de plusieurs conjoints successifs, les modalités de répartition des droits pourraient également être modifiées, en fonction des règles finalement retenues.
Des simulations qui montrent des écarts importants

Les conséquences financières potentielles de cette évolution apparaissent dans certaines simulations présentées autour des travaux du COR.
Pour un assuré dont la pension de réversion représenterait actuellement 8 631,60 euros bruts par an, l’application d’un coefficient de 25 % ramènerait théoriquement ce montant à 2 157,90 euros annuels.
Cela correspondrait à environ 180 euros bruts par mois, contre 719,30 euros dans le calcul initial. L’écart serait donc particulièrement important dans cet exemple.
Ces chiffres illustrent toutefois un scénario théorique et non une diminution déjà décidée ou appliquée aux pensions. Les résultats dépendraient des paramètres retenus dans une éventuelle réforme.
Les personnes ayant connu une union relativement courte, notamment dans le cadre d’un second mariage, pourraient être davantage exposées à ce type de modification.
Les femmes seraient également particulièrement concernées, puisqu’elles représentent environ 88 % des bénéficiaires de pensions de réversion, selon les données évoquées dans les travaux sur le sujet.
