Actuellement, la pension de réversion correspond à 60 % des droits complémentaires du défunt, calculés à partir du nombre de points accumulés au cours de sa carrière et de leur valeur de service.
Pour en bénéficier, plusieurs conditions doivent être respectées. Le demandeur doit généralement avoir au moins 55 ans et avoir été marié avec la personne décédée. Les partenaires liés par un PACS et les concubins ne peuvent pas prétendre à cette prestation.
Contrairement à certains dispositifs de retraite de base, la réversion Agirc-Arrco n’est soumise à aucune condition de ressources. Les revenus personnels du conjoint survivant ne déterminent donc pas son éligibilité.
En revanche, un remariage entraîne la suppression du droit à cette pension. La durée de l’union n’intervient pas dans le calcul individuel habituel, sauf notamment lorsqu’un partage doit être effectué entre plusieurs conjoints ou anciens conjoints.

Un nouveau mode de calcul envisagé pour les bénéficiaires
Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a étudié une évolution possible des règles de calcul de la pension de réversion, fondée sur une prise en compte plus importante de la durée du mariage.
Parmi les scénarios examinés figure un mécanisme appelé « double proratisation », qui modifierait la manière dont les droits du conjoint survivant sont déterminés.
