Cette incursion au cinéma reste brève mais significative. Elle témoigne de la polyvalence d’une artiste qui n’a jamais cessé de se réinventer. Pourtant, c’est à la télévision que Dorothée s’apprête à écrire les plus belles pages de sa carrière, dans une aventure qui marquera des millions de foyers.
Récré A2 : le premier rendez-vous d’une génération

C’est en 1978 que Dorothée entre véritablement dans la légende avec l’émission Récré A2. Diffusée sur Antenne 2, cette émission devient vite une bulle d’évasion pour les enfants. Elle y présente des programmes variés, chante, danse, échange avec les jeunes téléspectateurs. Son ton naturel et bienveillant séduit un public fidèle, qui voit en elle bien plus qu’une simple animatrice.
Durant près de dix ans, elle est la complice d’une jeunesse avide de rêve et de fantaisie. Mais l’apogée de cette relation fusionnelle arrive en 1987, lorsque TF1 lui confie un nouveau créneau qui deviendra culte : Le Club Dorothée.
Le Club Dorothée : une révolution culturelle

Dès son lancement, le Club Dorothée explose tous les compteurs. Diffusé le mercredi matin, les week-ends et pendant les vacances, il devient une institution. Avec ses compagnons Ariane, Jacky, Corbier et Patrick, Dorothée forme une bande soudée qui amuse et instruit, tout en bouleversant la grille télé.
Mais ce sont surtout les dessins animés japonais – Goldorak, Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque – qui font entrer l’émission dans la légende. En introduisant la culture manga en France, Dorothée joue un rôle précurseur. Elle ouvre les portes d’un imaginaire foisonnant à toute une génération, qui découvre un univers bien différent des productions occidentales.
