Plus glaçant encore : il aurait assuré que Delphine n’avait même pas eu le temps de crier. Pour appuyer ses propos, il aurait lui-même expérimenté la manœuvre sur Justine, lui serrant le cou pour démontrer qu’un cri était impossible.
Un aveu du lieu présumé où reposerait le corps
Mais le plus troublant dans ce témoignage, c’est la précision avec laquelle Cédric aurait évoqué l’endroit où il aurait dissimulé le corps. Il s’agirait, selon Justine, d’une exploitation agricole au sud d’Albi, un lieu qu’il connaissait depuis peu, et qu’il aurait « préparé à l’avance » à l’aide d’une pioche. « Quand ils parlaient de fouiller au nord, il m’a dit : “Qu’ils cherchent, ils ne trouveront rien.” », confie-t-elle.
Cette révélation remet en question toute la stratégie de recherche déployée depuis trois ans, largement concentrée au nord de Cagnac-les-Mines. Le fait que Cédric ait évoqué une localisation très précise et une planification préalable suggère une préméditation qui pourrait peser lourd lors de son procès.
La quête de vérité des proches de Delphine

Depuis décembre 2020, la famille de Delphine ne cesse de réclamer justice. Malgré les années, les fouilles et l’absence de corps, l’attente, elle, n’a jamais faibli. Le témoignage de Justine, s’il venait à être validé par l’instruction, pourrait relancer les recherches dans une nouvelle zone géographique, redonner de l’élan à l’enquête, et, peut-être, offrir à ses proches un début de réponse.
Car au-delà du procès à venir, c’est l’espoir de retrouver Delphine qui reste le cœur de leur combat. Pour eux, tant que son corps n’aura pas été retrouvé, aucune condamnation, aucun discours, aucun aveu ne pourra faire taire la douleur.
