Quatre jours après avoir été reconduite à la tête du parti écologiste, Marine Tondelier est revenue sur le devant de la scène médiatique.

Invitée sur TF1, elle a abordé les grandes thématiques politiques et sociales du moment, avec une parole offensive, engagée et sans détour. Décryptage d’une prise de parole stratégique.
Marine Tondelier n’a pas mâché ses mots au sujet de l’institution catholique, qu’elle estime encore trop timorée sur certaines questions fondamentales. Réagissant à la disparition du pape François, l’élue d’Hénin-Beaumont a salué un homme “plus avancé que ses prédécesseurs”, mais a aussitôt souligné les lacunes persistantes de l’Église, notamment en matière de féminisme et de lutte contre les violences sexuelles.
“L’homosexualité n’est peut-être plus un crime, très bien. Mais c’est encore un péché.” Cette phrase résume le fond de sa pensée : les évolutions sont trop lentes et incomplètes. Elle regrette que des mesures concrètes n’aient pas été mises en place, comme la création d’un tribunal ecclésiastique pour les évêques complices de dissimulation ou la transmission systématique des cas de violences sexuelles à la justice. Pour Tondelier, il ne s’agit pas de simples ajustements : c’est une révolution structurelle qu’elle appelle de ses vœux.
Une politique fiscale jugée injuste

Le gouvernement est accusé de frapper les plus vulnérables sans jamais toucher aux plus aisés. Voilà la charge portée par Marine Tondelier contre la possible suppression de l’abattement fiscal dont bénéficient aujourd’hui les retraités. Pour elle, cette mesure, présentée comme technique, est en réalité une injustice sociale de plus dans une longue série.
“On a toujours besoin de boucs émissaires. Et ce ne sont jamais les plus riches.” L’écologiste dénonce une logique perverse où l’on pèse sur les épaules de ceux qui ont le moins de marge. Avec cette réforme, 500.000 retraités non-imposables le deviendraient, et 18,5 millions verraient leur fiscalité alourdie. Une stratégie qu’elle juge injustifiable et qui, selon elle, éloigne encore un peu plus le gouvernement de la justice sociale.

