Ce qui devait être un simple échange politique s’est transformé en affrontements violents entre militants d’extrême droite et groupes antifascistes, laissant un jeune homme de 23 ans dans un état critique.
Connue pour ses prises de position en faveur de la cause palestinienne, Rima Hassan était invitée à intervenir devant des étudiants lorsque des militants d’extrême droite ont déployé, à l’extérieur du bâtiment, une banderole portant l’inscription : « Islamo-gauchistes hors de nos facs ».
Selon plusieurs témoignages relayés par la presse, des militants antifascistes se seraient alors interposés. Très vite, la situation aurait dégénéré en affrontements physiques. Les violences auraient été particulièrement intenses.
Un militant entre la vie et la mort
Au cœur des heurts, un jeune homme présenté comme membre du collectif identitaire Nemesis aurait été violemment pris à partie. Âgé de 23 ans, il a été hospitalisé en urgence absolue pour une hémorragie cérébrale, après avoir perdu connaissance sur place.

Dans un communiqué, Alice Cordier, figure médiatique de Nemesis, affirme que le jeune homme aurait été « balayé au sol », son crâne frappé, puis « lynché à coups de pied ». Elle évoque un placement en coma artificiel et un état de mort cérébrale, des éléments que le parquet de Lyon n’a pas confirmés à ce stade.
Les autorités judiciaires ont toutefois indiqué que la victime se trouve dans un état critique et que son pronostic vital est engagé.
