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13 septembre 2026

À Lyon, un militant d’extrême droite blessé dans des rixes en marge d’une conférence de Rima Hassan

Une enquête pour violences aggravées

Le parquet a ouvert une enquête pour « violences aggravées », confiée à la direction interdépartementale de la police nationale. Les circonstances exactes des faits restent à établir, notamment pour déterminer s’il s’agit d’une rixe entre groupes opposés ou d’un passage à tabac ciblé.

L’avocat du jeune homme conteste d’ores et déjà la version d’une simple altercation. Il parle d’un « lynchage gratuit » par « une dizaine d’individus en surnombre et armés », s’acharnant sur une victime isolée. Il précise que le jeune militant n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un service d’ordre », qu’il n’avait « aucun antécédent judiciaire » et qu’il défendait ses convictions « de manière non violente ».

Le portrait dressé par son conseil décrit un étudiant en mathématiques, amateur de tennis et de philosophie, engagé dans la vie paroissiale.

Réactions politiques en chaîne

Rima Hassan, qui a finalement pu tenir sa conférence, s’est dite « effrayée » par la gravité des faits. Elle a tenu à préciser que le seul service d’ordre l’accompagnant était celui de La France insoumise, qu’elle décrit comme n’ayant « jamais recours à la violence » et n’étant « en aucun cas impliqué dans ces affrontements ».

Elle a appelé à ce que « toute la lumière soit faite » et à ce que les responsables « rendent des comptes ».

L’affaire a rapidement pris une dimension nationale. À droite et à l’extrême droite, plusieurs responsables politiques ont dénoncé ce qu’ils qualifient de violences imputables à l’ultragauche. Jordan Bardella a estimé que « l’impunité de l’extrême gauche doit cesser », tandis que Sarah Knafo a exprimé son soutien à la victime et au collectif Nemesis.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a lui aussi condamné « une violence insupportable ». À Lyon, la candidate LFI aux municipales, Anaïs Belouassa Cherifi, a condamné « sans ambiguïté toute violence physique », rappelant que seule l’enquête permettra d’établir les responsabilités. Son adversaire RN, Alexandre Dupalais, a annoncé suspendre sa campagne.

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