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6 juillet 2026

À 95 ans, ce retraité se retrouve à payer la facture de 17 000 euros de ses squatteurs

Une impasse légale malgré la « loi anti-squat »

L’avocat du retraité, Me Georges Hemery, dénonce une aberration juridique et morale. Il estime que la collectivité, en interdisant la coupure d’eau, devrait assumer la facture. « La contrepartie logique à cette interdiction, c’est que l’État ou la commune prenne en charge les frais engendrés par l’occupation », martèle-t-il.

Ce cas illustre les limites concrètes de la loi anti-squat, censée faciliter les procédures d’expulsion. Malgré un durcissement législatif, les préfets disposent toujours d’un pouvoir discrétionnaire, et les démarches restent longues et aléatoires.

Un drame humain et matériel

Au-delà des dégâts matériels, c’est la violence psychologique subie par ce propriétaire âgé qui interpelle. Après plus d’un an d’occupation illégale, il retrouve une maison détruite, des factures lourdes et aucune garantie de réparation.

L’avocat envisage désormais des poursuites judiciaires contre les squatteurs, mais la procédure s’annonce longue, coûteuse, et sans assurance de remboursement. « Aujourd’hui, la maison n’est plus habitable. C’est un cauchemar administratif et humain », résume Me Hemery.

Une loi encore fragile face à la réalité

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