La victime était atteinte de la maladie d’Alexander, une affection neurologique génétique rare touchant la substance blanche du cerveau. Cette pathologie entraîne des troubles neurologiques sévères et évolutifs, compliquant notamment la communication avec le personnel médical. Dans ce contexte, le patient était particulièrement vulnérable et dépendant d’une vigilance accrue de la part des équipes soignantes.
Des alertes médicales ignorées

Le quadragénaire se déplaçait avec un cathéter, un dispositif connu pour augmenter significativement le risque d’infections bactériennes. Les ambulanciers ainsi que les accompagnants avaient explicitement signalé aux équipes hospitalières la nécessité d’un traitement antibiotique intraveineux immédiat. Selon les témoignages recueillis, ces avertissements n’auraient pas été pris en compte, une négligence dénoncée par la mère du patient lors de l’enquête.
L’infection urinaire a évolué vers une septicémie, une complication grave qui peut être mortelle en l’absence de soins rapides. Les experts s’accordent à dire que cette issue n’était pas inévitable. Le rapport souligne que des mesures simples et conformes aux protocoles médicaux auraient pu empêcher l’évolution fatale de l’infection.
Saisi du dossier, le médiateur parlementaire et des services de santé britanniques (PHSO) a mené une enquête approfondie. Dans ses conclusions publiées récemment, l’organisme estime que le décès aurait pu être évité si les soins appropriés avaient été dispensés à temps. Face à ces manquements, le groupement hospitalier de Doncaster et Bassetlaw a présenté des excuses officielles à la famille.
