Le syndrome de Stevens-Johnson, une maladie rare mais dévastatrice

Cette pathologie dermatologique grave touche chaque année entre 1 et 6 personnes par million d’habitants. En France, on estime à environ 120 à 150 le nombre de cas annuels. Le syndrome se caractérise par une destruction rapide de la peau et des muqueuses, souvent déclenchée par certains médicaments : antibiotiques sulfamidés, antiépileptiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène. Les premiers symptômes – fièvre, maux de tête, malaise, irritation des yeux ou de la bouche – sont trompeurs, avant que n’apparaissent les éruptions cutanées et cloques caractéristiques.
