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15 septembre 2026

« À 18 h 16, notre famille est décédée » : la mère de Matis, décès enseveli sous du goudron brûlant, se confie

Depuis janvier, il travaillait comme brouetteur dans une entreprise locale, mettant de côté pour un projet qui lui tenait à cœur : se lancer dans le streaming. Un avenir fauché net, dans des circonstances encore floues, alors qu’il était totalement enseveli sous un enrobé brûlant à 200 °C.

Une douleur incommensurable

Deux jours après le drame, Murielle Dugast trouve la force de parler. Elle le fait pour son fils, pour sa mémoire, et pour ne pas laisser le silence recouvrir l’injustice. « On ne dort plus, on ne mange plus. C’est l’enfer sur terre depuis mardi. » Sa voix tremble, mais sa volonté est intacte : faire vivre Matis autrement, à travers un engagement fort.

Une association pour ne plus se taire

Dans les larmes est née une idée, un projet qui pourrait donner un sens à l’inacceptable : créer une association au nom de Matis. Murielle l’annonce sans détour : « On veut prévenir les risques professionnels. Aider ceux qui vivent un drame comme le nôtre. Donner un déclic, une prise de conscience. » Elle veut que cette initiative porte une voix forte pour tous les invisibles, ceux qui, chaque jour, exercent des métiers à risques sans reconnaissance ni protection suffisante.

À travers cette structure, la famille souhaite offrir une tribune à celles et ceux qui se battent pour faire reconnaître les dangers de leur métier, et éviter qu’un autre jeune homme ne perde la vie dans le silence.

Une marche blanche pour honorer sa mémoire

La famille de Matis souhaite également organiser une marche blanche dans les semaines à venir. Une date doit encore être fixée, mais l’intention est claire : rendre hommage à Matis, alerter l’opinion, et dire stop aux drames évitables. Ce sera un moment de recueillement, de mobilisation, et de solidarité, où l’émotion rencontrera la détermination.

Une enquête encore ouverte

Les circonstances précises de l’accident ne sont pas encore établies. Une enquête a été ouverte pour comprendre ce qui s’est produit sur ce chantier de Sainte-Flaive-des-Loups. Murielle Dugast ne cherche pas à accuser, mais elle insiste : « Aujourd’hui, tout ce que l’on sait, c’est que notre fils est mort. C’est un accident, oui, mais on veut comprendre. Et surtout, on veut que plus jamais cela ne se reproduise. »

Quand la douleur devient combat

Le deuil de Murielle Dugast se transforme peu à peu en combat citoyen. Celui d’une mère qui refuse que son fils ne devienne une simple statistique. Celui d’une famille brisée, mais soudée autour d’un nom, d’un visage, d’une promesse : faire vivre Matis autrement, à travers une cause.

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