À 31 ans, Adèle Exarchopoulos confirme son statut d’actrice incontournable du cinéma français. Après avoir marqué 2024 grâce à L’Amour ouf, de Gilles Lellouche, où elle partageait l’écran avec François Civil, son compagnon à la ville, la comédienne s’impose en 2025 dans deux projets ambitieux. Le premier, L’Accident de piano de Quentin Dupieux, sortira le 2 juillet et réunira un casting prometteur, incluant Sandrine Kiberlain et Jérôme Commandeur. Une comédie absurde comme seul Dupieux en a le secret.
Mais c’est surtout avec Chien 51, réalisé par Cédric Jimenez et attendu pour octobre, qu’Adèle s’apprête à franchir une nouvelle étape. Dans ce film de science-fiction sombre et ambitieux, elle donnera la réplique à Louis Garrel et Romain Duris, deux piliers du cinéma français. Un trio de choc pour un projet à la fois atypique et très attendu, preuve qu’elle séduit autant le grand public que les réalisateurs exigeants.
Une notoriété assumée, mais pas idolâtrée
Si sa carrière est florissante, Adèle Exarchopoulos garde un rapport lucide — voire détaché — à la notoriété. Dans un entretien accordé à Madame Figaro ce vendredi 27 juin, l’actrice affirme ne pas être dérangée par la célébrité : « Ce n’est pas la notoriété en soi qui est difficile à vivre. Je peux marcher dans la rue sans problème. » Ce qui lui semble plus complexe, c’est l’exposition permanente aux jugements et aux débats.
Elle revient sur l’impact de sa première grande polémique, survenue dès ses débuts dans La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. « Ma chance a été d’arriver dans ce milieu avec une première polémique, j’ai tout de suite compris que les gens s’intéressaient davantage à la forme qu’au fond. » Cette expérience, douloureuse pour certains, lui a offert une leçon précoce sur le regard du public et des médias.
Des débuts médiatiques… et maladroits
Adèle Exarchopoulos n’a jamais caché son franc-parler, parfois maladroit, souvent sincère. Elle se remémore une intervention télévisée lorsqu’elle n’avait que 18 ans, au cours de laquelle elle avait violemment critiqué Christine Boutin, alors qu’elle venait de découvrir des propos jugés homophobes tenus par l’ancienne ministre. « J’avais insulté Christine Boutin à la télévision. J’ai répondu comme si j’étais dans mon salon. »
Un excès de spontanéité qui lui a valu un rappel à l’ordre… de la part de sa propre grand-mère. « Elle m’a envoyé une longue lettre pour me sermonner. » Une anecdote qui en dit long sur le caractère d’Adèle : franche, vive, et souvent plus touchée par la parole familiale que par les commentaires publics.



