Après un parcours législatif agité, la très contestée loi Attal sur la justice des mineurs arrive à son point culminant. Soutenue par la majorité gouvernementale mais dénoncée par la gauche et les professionnels de la jeunesse, cette réforme cristallise les tensions autour de la place accordée à la répression dans le traitement des mineurs délinquants.
Ce lundi 19 mai, le Sénat s’apprête à entériner la loi portée par Gabriel Attal, dans un vote largement acquis à la majorité droite-centre qui domine la chambre haute. Une étape décisive pour un texte qui a connu de multiples obstacles depuis son dépôt, mais qui pourrait être freiné une dernière fois par un recours devant le Conseil constitutionnel, annoncé par la gauche.
Un texte né dans les cendres des émeutes de 2023
La genèse de cette réforme remonte aux violentes émeutes de l’été 2023, impliquant de nombreux adolescents. En réponse, Gabriel Attal promettait alors une justice plus rapide, plus ferme et plus responsabilisante, notamment envers les familles. Ce triptyque – autorité, responsabilité parentale, célérité des jugements – a guidé l’élaboration du texte, désormais sur le point d’être adopté, malgré des débats houleux.

