Santé : la pression monte sur les dépenses publiques

Le budget 2026 prévoit également une limitation sévère de l’augmentation des dépenses de santé, en pleine tension hospitalière. Concrètement, cela signifie des financements revus à la baisse pour les hôpitaux, une réduction des embauches dans le secteur, et une pression accrue sur les remboursements de soins et de médicaments.
Des économies “techniques” selon Bercy, mais perçues comme une attaque frontale contre l’hôpital public, déjà épuisé par les crises successives. Les syndicats médicaux redoutent un recul dans l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou défavorisées.
Fonction publique : suppression de postes et gel des salaires

Le plan d’économie prévoit aussi la suppression de 3 000 postes dans la fonction publique d’ici fin 2026, ainsi qu’un gel des salaires des agents de l’État, une décision symbolique censée prouver que « l’État montre l’exemple ». En réalité, ces annonces suscitent colère et inquiétude dans les rangs syndicaux, qui dénoncent une fragilisation des services publics.
Pour le gouvernement, l’heure n’est plus aux embauches massives ni aux revalorisations généralisées : il faut désormais “rationaliser”, quitte à assumer un recul des moyens humains dans les écoles, les hôpitaux, ou les préfectures.
