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25 août 2026

« 2 500 euros nets » pour quatre jours de travail par mois : le Cese étrillé dans un rapport parlementaire

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Cette institution consultative, souvent méconnue du grand public, est aujourd’hui priée de justifier son utilité et ses dépenses face à une représentation nationale de plus en plus critique. Le rapport d’information, présenté ce mercredi 2 juillet devant la commission des finances de l’Assemblée nationale par le député macroniste Daniel Labaronne, dénonce un manque criant d’implication des 175 membres du Cese. Selon lui, le temps de travail moyen — estimé à quatre jours par mois pour une rémunération de 2 500 euros nets — ne saurait justifier le budget alloué à l’institution. L’un des exemples les plus éloquents concerne une étude sur la santé au travail, fondée sur… six auditions seulement.

« Ce nombre paraît étonnamment bas au regard de l’ampleur du sujet », a commenté le rapporteur, soulignant un fonctionnement en roue libre, marqué par une forte proportion d’autosaisines et un déséquilibre des thématiques, au profit de l’environnement, au détriment de l’économique et du social.

Une institution trop centrée sur elle-même ?

Autre grief majeur : le manque d’ancrage du Cese dans la dynamique politique nationale. Selon Labaronne, les travaux produits ne sont que trop rarement sollicités par les parlementaires ou le gouvernement. L’institution privilégierait ses propres agendas plutôt que de répondre aux besoins réels des décideurs publics.

Ce reproche prend d’autant plus de poids qu’il s’ajoute à une critique récurrente sur la faible portée des avis rendus, souvent confidentiels et sans véritable suivi. Un paradoxe pour une entité censée jouer le rôle de « troisième chambre » de la République.

Des privilèges dans le viseur des députés

Le rapport ne s’arrête pas aux missions et à la productivité. Il attaque également les conditions de travail des agents du Cese. L’institution emploie 154 fonctionnaires bénéficiant de 12 « jours Cese » de congés supplémentaires, une disposition que les députés recommandent de supprimer. Leur rémunération moyenne — 5 678 euros bruts par mois — est également pointée du doigt, jugée élevée au regard de la taille et de l’activité de la structure.

Vers une réforme de la rémunération des conseillers

Parmi les pistes proposées figure une rémunération variable en fonction de la présence effective aux réunions, avec un plafond progressif. Il s’agit, selon le rapport, de mettre fin à l’impunité des absents chroniques et d’aligner la rémunération sur l’investissement réel. De même, les députés suggèrent de restreindre le nombre de motifs valables pour justifier une absence, une manière de rétablir une forme d’obligation de résultat.

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